Ce troisième numéro vous propose une déambulation autour de ce que recouvre la famille. La question du rôle et des places (genrées) est incontournable pour avoir une approche féministe de la famille. Parmi les rôles les plus ancrés dans la culture haïtienne, c’est l’archétype de la fanm potomitan – qui se veut une récompense – que Doris Lapommeray nous invite à refuser.
L’autre place dans la famille est celle de l’enfant. Darline Alexis nous propose de questionner son absence/présence/prétexte dans la littérature haïtienne. Il sera aussi question de la famille que l’on choisit, avec les textes de Michèle Lemoine sur la famille artistique et de Jeanne-Elsa Chery sur les femmes en politique. Qu’en est-t-il de la famille dont on hérite ? Sharma Aurélien nous présente un état des lieux des luttes féministes autour de la question des familles monoparentales que les femmes tiennent à bout de bras.
La famille et le couple restent pour les femmes l’espace de prédilection des violences patriarcales sous toutes leurs formes .Stéphanie François et Dorvensca M. Isaac, nous offrent deux textes de fictions sur le sujet. Il sera aussi question de la famille dont les femmes incarcérées sont arrachées et des liens impossibles à retisser avec leurs enfants et proches à la sortie.
Parfois, plus que d’autres, c’est une famille qui nous choisit : c’est le cas de Sergina Trenti et Jessica Lundi-Léandre, toutes les deux nées en Haïti et adoptées par des familles blanches françaises.